Mode nuit

« Réformes sécuritaires sur tous les plans »

Sur le plan sécuritaire, le Programme d’appui à la réforme du secteur de sécurité (PARSS) a été mis en œuvre de février 2015 à janvier 2019 par un consortium piloté par le cabinet B&S Europe, avec un budget de 7,2 millions d’euros. Il a appuyé les efforts du gouvernement en matière de consolidation de l’état de droit, de gouvernance, de promotion des principes démocratiques et de protection des droits humains, pour contribuer à la pérennisation d’un climat social, économique et politique pacifié. Ses composantes les plus marquantes ont été la mise en place d’une meilleure gestion des ressources humaines des services de police et de protection civile, et la création de la Division d’appui opérationnel de la Police judiciaire, unité d’élite formée aux techniques d’enquête et d’investigation judiciaires les plus modernes et disposant d’équipements dernier cri.

La réforme de l’armée est aussi une des priorités du Président de la République. Preuve de son intérêt pour cette institution, Alpha Condé avait lors de son accession à la magistrature suprême voulu concomitamment prendre la tête du ministère de la Défense. En deux ans, il a réussi à convaincre plus de 4 000 militaires, dont certains de haut grade, de partir à la retraite, et obtenu la démilitarisation de l’Administration publique, le démantèlement des barrages militaires, la délocalisation des armes lourdes en dehors de la capitale, la construction de casernes, sans oublier la création d’une Police militaire et du premier tribunal militaire.

De plus, divers textes législatifs et réglementaires ont été rédigés, dont la Politique nationale de défense et de sécurité (PNDS), la Loi de programmation militaire 2015-2020, le Code de justice militaire, le Code de conduite des forces armées… L’armée guinéenne apporte son soutien aux missions de maintien de la paix au sein de la Cedeao, de l’UA et de l’ONU, et est active dans la mise en œuvre des initiatives de prévention et de lutte contre le terrorisme. « La réforme des forces de défense et de sécurité de notre pays est considérée aujourd’hui comme un modèle de réussite », s’est félicité le Chef de l’État.

Réformes sociales

Le volet social n’est pas oublié. Il s’agit en premier lieu de permettre aux jeunes de trouver un emploi sur le territoire, afin d’endiguer une émigration en constante augmentation. À cet effet, le Projet de renforcement des compétences, conçu pour la période 2014-2020 et doté de 20 millions de dollars, a été lancé. Il est scindé en trois parties : un Fonds pour les compétences et l’employabilité destiné à financer des programmes de formation professionnelle conformes aux certifications internationales ; un programme Education to Employment (E2E) pour aider les diplômés sans emploi à trouver des formations, stages, emplois salariés, ou à se lancer en tant qu’indépendants ; un appui institutionnel au travers d’une allocation de ressources aux établissements de formation et d’une plus grande flexibilité dans leurs dépenses.

En 2015 a été mise en place la Mutuelle financière des femmes africaines (Muffa), un organisme de microfinance pour l’autonomisation des femmes. Des crédits à 1,5 % de taux d’intérêt leur sont octroyés pour favoriser le financement de leurs projets. Trois ans après ce lancement, le pays compte une trentaine d’agences, et 65 000 femmes en ont déjà bénéficié. Le taux de recouvrement est remarquable puisque 98 % des crédits accordés sont à ce jour remboursés. Le succès est tel que le Chef de l’État a décidé d’aller plus loin : « Nous sommes en discussion pour la création d’une nouvelle banque qui viendra apporter un apport aux Muffa, [à destination] des PME, [pour] accompagner les femmes et les jeunes. » Afriland First Bank Guinée, filiale d’Afriland First Group, a signé un accord de financement de 165 milliards de francs guinéens en faveur des couches défavorisées du pays.

En 2018, le Président Condé a également entrepris des réformes sociales importantes, comme l’adoption de la loi portant protection et promotion des personnes handicapées, ou la création de l’Agence nationale d’inclusion économique et sociale (Anies). Il est prévu que 517 milliards de francs guinéens soient versés aux collectivités locales pour lutter contre la pauvreté.

Charger plus d'articles similaires
Charger plus de uneguinee224
Charger plus dans Politique

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

A lire aussi

Amnesty International répond au parti au pouvoir en Guinée

Mode nuit
Amnesty International, dans un rapport publié mercredi 13 novembre, tient les …